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Le Conseil de Fondation a tenu son Assemblée générale annuelle le samedi 13 mars 2010 à la Bibliothèque de Pully. A la suite des opérations statutaires, le Grand Prix C.F. Ramuz 2010 a été remis au romancier Jean-Luc Benoziglio au cours d’une cérémonie à l’Octogone de Pully. La laudatio du lauréat a été prononcée par M. Alain Corbellari , président du Jury formé également pour le Conseil de MM. Gérald Froidevaux et Daniel Maggetti, et comme membres extérieures de Mme Anne-Lise Grobéty (Grand Prix C.F. Ramuz 2000) et Mme Anne Pitteloud, critique littéraire au Courrier. M. Jean-Luc Benoziglio a répondu avec humour et profondeur et a remercié la Fondation. Ces deux discours figurent dans le présent bulletin.La cérémonie a été agrémentée d’extraits de « Louis Capet, suite et fin » lus par la comédienne Charlotte Reymondin.
Le Conseil avait désigné lors de sa séance de mars 2010 le jury du Prix de poésie. Il se compose de Mme Claire Genoux (ancienne lauréate et membre extérieure), de Mme Aline Delacrétaz et de M. Arnaud Buchs. Après de longues délibérations, le jury a décidé qu’il n’y avait pas de manuscrit ni d’ouvrage qui méritât d’être primé. Le Prix de poésie 2011 ne sera donc pas décerné.
Au sein du Conseil de direction, Monsieur Frédéric Sardet, archiviste de la Ville de Lausanne et nouveau directeur de la Bibliothèque municipale remplace Madame Josette Noeninger-Krebs en tant que représentant de la Municipalité de Lausanne.
La Fondation a enregistré, durant l’année, une adhésion à vie et sept adhésions individuelles, dont celle de Monsieur Takao Sahara, traducteur japonais de Derborence.
Le Conseil de Fondation a appris avec tristesse le décès de deux anciens Grand Prix C.F. Ramuz, celui prématuré d’Anne-Lise Grobéty le 5 octobre 2010 et celui de Georges Haldas le 25 octobre 2010.
Au collège Arnold Reymond, Mme Fabienne Richard et ses collègues ont organisé un concours de poésie « Un poème à la manière de… », soutenu par la Fondation Ramuz.
L’objectif est d’inciter les élèves à lire Ramuz et à produire un texte court en s’inspirant du style de l’auteur. Le jury, composé de professeurs du Collège et de deux membres du Conseil de direction,
à savoir le président et le secrétaire, ont lu les cent onze poèmes reçus. Il a décidé d’attribuer un premier prix à Emilie Hertig, élève de 6e année, un deuxième prix à Sophie Conus, élève de 7e année et deux troisièmes prix à Alexandre Kottelat et Louis Trolliet, élèves de 9e année.
La Fondation a poursuivi son partenariat avec le Chantier Ramuz en participant aux séances du Comité de pilotage. (voir le rapport de Rudolf Mahrer et de Roger Francillon).
L’édition des Œuvres complètes, chez Slatkine, s’est poursuivie. Actuellement il ne reste plus que les romans à préparer dans une édition qui fera date.
Daniel Maggetti a publié Les Ecrivains suisses et La Nouvelle Revue française, Paris, Garnier, 2010. Dans cet ouvrage collectif, Reynald Freudiger a étudié les rapports de Ramuz avec la célèbre revue dans « Ramuz, la NRF et l’art de la tergiversation », p.19-44. Dans le même volume, Stéphane Petermann a publié une étude sur Chessex où il est aussi question de Ramuz : « “J’ai besoin de Paris comme j’ai besoin du Pays de Vaud” : Jacques Chessex et La NRF », pp. 199-211.
Daniel Maggetti et Stéphane Petermann ont publié dans la collection d’études littéraires Le CIPE La Beauté sur la terre de Charles Ferdinand Ramuz, Infolio, 2010.
Daniel Maggetti a fait partie du jury de thèse de Mme Françoise Doumazane qui a consacré son travail de doctorat à Ramuz (Université de Metz).
Stéphane Petermann a écrit « La jeune fille et la mort », postface à C. F. Ramuz, Si le soleil ne revenait pas, Lausanne, Plaisir de lire, 2010.
S’intéressant aux portraits d’écrivains, il a publié « La grande belle gueule de Ramuz », Archipel, no 33, décembre 2010, pp. 63-82.
Jérôme Meizoz a co-écrit avec C. Cerny «L’écrivain et sa jeune fille en fleur :
“Rose” (1905) de C. F. Ramuz», in Privat Jean-Marie & Scarpa Marie (dirs.), "Horizons ethnocritiques", postface de Philippe Hamon, Nancy, Presses universitaires de Nancy,
coll. «Ethnocritiques», 2010, pp. 33-47.
Il publie chez Slatkine en janvier 2011 un nouveau volume d'essais, qui contient
un chapitre sur Ramuz: "La Fabrique des singularités », Postures II", Slatkine «Erudition».
Doris Jakubec a publié «Les romans de Ramuz et la région ou la langue-geste contre la langue-signe», in Joëlle Chevé et Francis Lacoste (dir.), Le Roman et la Région, Actes du colloque de Périgueux (19-21 janvier 2007), Périgueux, Ed. La Lauze, 2009, p. 217-22.
Rudolf Mahrer, responsable de la mise en forme élecronique des diverses versions des romans ramuziens, a fait une conférence aux Archives littéraires suisses, Bibliothèque nationale, Berne, le 10 juin 2010 : « L'analyse des écrits de production assistée par ordinateur. Le logiciel Medite et le cas Ramuz. ». Il a également publié « L’édition des romans de Ramuz à l’épreuve du temps », Bulletin des Archives littéraires suisses, n° 6, avril 2010, pp. 10-11.
Sylviane Dupuis a donné au semestre d'automne 2010 (au Département de langue et de littérature française moderne de la Faculté des lettres de l'Université de Genève) un séminaire de master consacré à C. F. Ramuz, La Beauté sur la terre, et R. Pinget, Malicotte-la-frontière et intitulé l'art - la frontière - l'exil.
Les éditions Gallimard ont réédité, avec un avant-propos de Noël Cordonier, La séparation des races dans la collection « L’imaginaire ».
Sous la direction de Jean Galland, les éditions Laffont , dans la collection « Bouquins », ont publié un ouvrage intitulé Promenades au Louvre en compagnie d’écrivains, d’artistes et de critiques d’art. Ramuz y est présent avec des extraits des Carnets du Louvre.
Matthieu Berthod a adapté quatre nouvelles de C.F. Ramuz en bande dessinée. L’ouvrage, préfacé par Daniel Maggetti, paraîtra en avril 2011 sous le titre L’homme perdu dans le brouillard aux Impressions Nouvelles-Les Piérides, maison d’édition belge dirigée par Benoît Peeters, scénariste et spécialiste de la bande dessinée. La Fondation soutient le projet (Frs 1'000.-)
Les éditions Héros-Limite, à Genève, viennent de rééditer Le petit village dans une belle édition avec des gravures de Marfa Indoukaeva et une préface de Jil Silberstein.
Plusieurs traductions de l’œuvre ramuzienne sont en cours :
Si le soleil ne revenait pas en albanais et en américain
Adam et Eve en arménien
La grande peur dans la montagne en arabe et en espagnol (Mexique)
La beauté sur la terre en américain
Derborence en japonais
Aux éditions Antipodes vient de paraître Edmond Gilliard et la vie culturelle romande : portrait de groupe avec maître (1920 - 1960) de Florence Bays et Carine Corajoud.
Gilliard fut le camarade de Ramuz, le fondateur des « Cahiers vaudois » et eut un grande influence sur Daniel Simond, le président de notre Fondation depuis sa création en 1950 jusqu’en 1973. A ce titre la Fondation a soutenu l’édition pour un montant deFrs 1'000.-.
Les Amis de Muret à Lens viennent d’éditer un ouvrage Albert Muret, dilettante magnifique
sous les plumes de Bernard Wyder, Christophe Flubacher et Noël Cordonier. L’amitié de Muret avec Ramuz y est très présente.
Le professeur Josef Zemp de Saint Gall a organisé, un séminaire, du 26 au 28 mars à Lens, destiné à des professeurs de lycée de Suisse orientale, avec pour thème « Ramuz et le problème du mal ».
Au Théâtre de Vidy, du 13 janvier au 5 février, Denis Maillefer a mis en scène sous le titre « Toi partout » deux nouvelles de Salutation paysanne avec de jeunes diplômés de la Haute Ecole de Théâtre et de l’Ecole du Théâtres des Teinturerie. Le spectacle a été repris au théâtre Neumarkt de Zurich durant le printemps.
Denis Maillefer justifie son projet en ces termes : « J’ai eu envie de partager à nouveau ces mots que je trouve uniques, dans le rythme, dans le souffle, dans ce qu’ils disent. J’entends la virtuosité, l’audace et je vois la couleur du ciel. Ce projet veut faire entendre et vois le charnel de cette écriture. Nous nous plongeons dans cette langue comme on plonge/on bascule avec l’aimé(e), en essayant de dire, au-delà des mots, le vertige délicieux et douloureux du début de l’amour. Ce fracas indicible des premiers instants ».
Dans le cadre « Lausanne estivale », l’Association culturelle pour le voyage en Suisse a organisé plusieurs promenades culturelles à travers Lausanne sur les traces de Ramuz.
Un professeur de Lausanne, Laurent Paratte, a mené, lors de son congé sabbatique, un projet culturel au Liban qui a débouché sur une exposition consacrée à la vie littéraire en Suisse « Paysages : La Suisse et ses littératures ». L’exposition présentée au Salon du Livre Francophone de Beyrouth, du 29 octobre au 7 novembre, circulera ensuite pendant une année dans les Centres culturels français du Liban. La Fondation lui a donné des ouvrages de Ramuz et divers documents relatifs à l’écrivain.
A Conthey-Bourg, début septembre ont eu lieu six représentations d’un spectacle en patois valaisan intitulé « A dzinta mata dè Chénin » (La jolie fille du Sanetsch) d’après La séparation des races.
Le secrétaire Le président
Maurice Rebetez Roger Francillon
